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Vendredi 28 août 2009
Un petit mal de gorge à peine prononcé, un afrontement avec le caissier du supermarché, que je deteste, un compte en banque à Zéro, une petite fatigue, se dire, qu'on se lève le lendemain à 7 heures, une perceuse electrique, la mauvaise haleine de son chéri et un frigo vide. c'est fou comme tout ces petits details qui viennent à vous d'un seul coup vous mine le moral. 
je vais me coucher.
Par sam - Publié dans : Sexandthecityaparis - Communauté : Chroniques du temps présent
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Mardi 11 août 2009

Je suis allé voir le film de Sacha Baron Cohen, Brüno, un délire, un coup de fatigue de la curiosité.

C'est l'histoire d'un homosexuel extravagant quarantenaire, présentateur d'une émission de mode en Autriche qui part, suite à une déception professionnel à Los Angeles pour trouver la célébrité internationale.

Il nous explique sa vie ses pratiques professionnelles et sexuelles et le chemin qui suit pour arriver à la gloire.

On assiste donc à une série de séquences, très délirantes ou il explique à la camera comment avec l'aide de son assistant lutz il arrive à ses fins. Il fait des interviews, tente des coups pour faire parler de lui en essayant de tourner un film porno avec un vieux député ou en adoptant son « gayby », comme Madonna, par exemple.

J'ai du mal à réaliser que certaine séance ne soit pas tournée à chaud, en direct, façon reportage « strep tease ». notament la derniere scène sur le Ring ou la réaction du public est tellement réaliste.

C'est très décalé. Il manie sans gène tous les tabous possibles et imaginables. Il met tout sur la table et compose avec. C'est de la provocation pure et dure. Ce qui m'a fait du bien c'est l'emploi à tour de bras de références sexuelles, d'images sexuelles comme chacun de nous peut les vivre au quotidien. Il n'y a pas le filtre de l'autocensure des chaines de TV. On n'est sur une génération ouverte ou tout est accessible.

Le plus formidable est encore la tête des mecs qui sortent de la salle de ciné.

Vous allez détester...

 

Par sam - Publié dans : Mes references - Communauté : Chroniques du temps présent
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Samedi 18 avril 2009

 

J’écoute Peter Brook qui parle. Il parle de théâtre, de Shakespeare, du silence, du spectateur après la révélation des mots de l’acteur. J’écoute, je suis attentif. Il explique et développe les sonnets de Shakespeare, sa rencontre avec Becket, ce qu’il ressent en voyant une représentation de « oh les beaux jours » à New York, puis la même à Paris. Tout ce qui compte, ce sont des petits moments ressentis, des moments simples, des petits moments importants éphémères.

Elle dit, celle qui l'interroge, elle dit, merci infiniment, comme on dit sur France Inter. Elle lance des disques, de la musique de jeunes filles sensibles qui crie doucement une mélodie plaintive dans un micro. Avec des violons, des petits bruits de bouche, du silence.

Lui, il parle. Il répond à toutes les questions, lentement en prenant le temps qu’il a besoin pour expliquer chaque détail des arguments de sa réponse. Pourtant elle a l’air simple sa réponse. Elle parait indomptable, mature, nécessaire.

Pendant tout ce temps, ce long temps de l’entretien, j’entends un petit bruit récurrent, qui revient et revient toujours. Comme si Peter Brook jouait avec une bague ou un bracelet en le faisant cogner doucement sur la table de la radio. J’imagine une grande table, large et longue sur laquelle il n’y a que les mains de Peter Brook et de Laure Adler. C’est deux mains qui essaient de se comprendre. Et quelque chose trahit le stress une impatience, une excitation.

Je n’entends plus que ce petit cliquetis.

Dans le Silence.

 
Par sam - Publié dans : Mes references - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mardi 10 mars 2009

Quand je rentre du travail, plusieurs solutions s’offrent à moi. La première consiste à marcher une dizaine de minutes pour rejoindre une station de Métro. Cette marche est particulière difficile car le trajet est en côte tout le long. D’abord une petite montée puis une grande. Et enfin un faux plat.

La deuxième consiste à prendre un Vélib’. Il faut alors jauger le vent, sa capacité à résister au froid pour traverser le pont de l’alma, et enfin la possibilité de concentration pour arriver vivant et ne pas en chemin se faire renverser par un bus ou se prendre une mamie et son caddie panthère qui renvient du marcher.

Une autre voie est de ne pas rentrer au doux foyer mais de partir à l’aventure de Paris, visiter, faire des courses, franchir des avenues, rencontrer les autres, se cultiver.

Enfin je peux subir la chaleur d’un bus qui se fait attendre (les bus se font toujours attendre, c’est comme les patrons et le remboursement des frais dentaires par la mutuelle)

Jusqu’à présente je n’ai pas encore imaginé comme quand je rentrait de l’école primaire un télé transporteur qui me desatomiserait pour me retrouver au point souhaité. Ni un tapis roulant géant qui viendrait ferait le chemin à ma place. Il suffit alors de monter dessus sur le trottoir  et de se laisser guider jusqu’à la place.

Avec un peu de drogue on pourrait imaginer cela amusant.

En 1900, lors e l’exposition universelle on avait pourtant réaliser cela. La rue de l’avenir permettait de se laisser aller à la promenade sans marcher.




Trios vitesse de promenade qui permettait sur 350 mètres de parcourir sans se fatigue la distance entre  l'esplanade des Invalides et le champs Champ de Mars 

A  ce propos je cherche le trajet exact de ce parcours sur un plan. Écrivez-moi.


Par sam - Publié dans : Sexandthecityaparis - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 25 février 2009

Je connaissais le fil à couper le beurre, les coups de fil mais une nouvelle idée se repends à travers les rue de Paris, et augmente de jours en jours plus vite que les nouveaux chômeurs qui pointent leur nez au ASSEDIC.

Alors le voici, le voila : le billet coupe-file.

Le principe et simple on achète un billet, pour visiter une exposition par exemple, plus cher avec « le plus produit » coupe-file. Ce billet vous permet de ne pas faire la queue en cas d’affluence mais d’accéder directement à l’expo désiré sans attendre dans le froid, sans piétiner, sans patienter.

Ca a l’air cool comme de pas attendre… de payer quelques euros en plus pour ne pas attendre.

La première comparaison qui me vient à l’esprit et ce sentiment qu’on éprouve lorsque fier d’avoir trouvé une place pas chère pour aller voir Madonna au stade de France, on se retrouve très loin de la scène, loin de tout, derrière un pilier, tellement sur le coté qu’on ne voit plus la scène. Là, à ce moment la on regrette de n’avoir pas pris une place un peu plus cher pour être devant là, devant la scène, tout près. Allez ! c’est vrai c’est plus cher mais ca les vaut. Non ? Combien ils ont payé ceux là ?  la devant, ceux qui passent un bon moment qui voient tout ce qui se passe.  Il fallait claquer des euros au bon moment.

Je me retrouve là dans la file d’attente à regarder les bourgeois couper la file avec leur billet coupe-file. Et je me dis si j’avais payé 3 euros en plus. Je serais la à leur place mais non j’ai choisi la solution du commun de mortel. Alors je fais la queue. Parce que bourgeois et rien d’autres, infâme bourgeois qui profite de leur pouvoir d’achat pour nous narguer et craner et même ne pas jeter un regard sur la file et les pauvres crétin qui n’ont pas les moyens de se payer le coupe-file.

C’est injuste. C’est injuste parce que quand on est riche on a la vie belle. Et chaque jour des gens imagine des moyens pour les riches d’avoir la vie encore plus facile et encore plus cool. C’est injuste car cette invention augmente encore la division entre les riches et les pauvres et c’est encore un pas certain vers la révolution. La vrai celle où on leur coupe la tête.

Ce que j’imagine c’est qu’il y ait tellement de candidats aux tickets coupe-file qu’on soit obligé de créer une queue d’attente pour les « coupes-file ». Ainsi il attendrait comme les autres mais pas dans la même file. Mais alors une jeune stagiaire du marketing de la FNAC soumettra l’idée de billet VIPcoupe-file pour ne pas faire la queue coupe file.

Par sam - Publié dans : L'enfer c'est les autres - Communauté : Chroniques du temps présent
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Dimanche 15 février 2009

En entrant dans cette salle sombre et étroite ma toute première respiration fut pour l’odeur ambiante. J’avais idée en allant reluquer des hommes écorchés, qu’une une vague odeur de cadavre allait se dégager de l’air ambiant. Il n’en n’était rien ça sentait la poussière, éventuellement, la sueur, les pieds. 

Il s’agit d’observer chaque organe humain disséqué, écartelé et décousu dans tous les sens, par devant par derrière.  Bien sur il y des panneaux, didactiques et argumentés qui nous renseignent de ce qu’on doit voir et par la même de ce que cela n’est pas. Ainsi, est déshabillé un estomac, une vessie, une rotule ou même un poumon de fumeur. Le corps est maltraité dans tout les sens. Les tendons sont décortiqués, les muscles pelés, nettoyés et exposés, la peau est arrachées puis repasser et disposées sous une table de verre. Les jambes, le tronc les bras, la tête sont coupes en fines lamelles, comme un vulgaire jambon blanc.

Et on visite l’intérieur systématiquement,  méthodiquement, avec application et sans pudeur, aucune.

Malgré le dégout permanent et la sensation d’inquiétante étrangeté qui se dégage, le public se presse, se bouscule s’enhardit de curiosité, stagne parfois devant une vitrine ou autour d’un écorché érigé dans une pose originale ou saugrenu. Ainsi pour mieux observer le système neveux central et plus précisément les ligaments dits de « la queue de cheval » situés en bas des reins, l’écorché est assis penché en avant sur une table d’échec, l’air concentré, les mains soutenant le visage, le dos courbé, les jambes légèrement écartées, les fesses installée sur une chaise de circonstance. Le jeu est d’aller en face, faire l’adversaire.

 On s’instruit on se renseigne, on comprend on cherche la petite bête, on essaye de se souvenir des planches anatomiques du collège. C’est très scolaire.

Ce qu’il faut dire, ce qui est le plus important, ce qui est polémique, ce qui ne peut pas être ignoré, ce que l’on ne peut pas oublier tout au long de la visite : c’est que tous ces organes, tous ces corps sont vrais. C’est des cadavres. Certes momifiés, gélifiés, plastifiés à grands recours de techniques modernes et incroyables, mais cadavres tout de même. Et il y en a des dizaines. On pourrait presque les identifier quelques fois. Ils sont gardés en presque état de fonctionner. Il parait, qu’ils viennent d’Asie. Qu’il n’y a que des corps cédés à la science. Pour son bon usage et pour le progrès et l’éclaircissement   des sciences anatomiques.

Alors Bouge bouge, ton anatomie. Et va voir ton anatomie.

http://www.fedbac.tv/film-8275.html

OUR BODY 

ESPACE 12 MADELEINE

 

12, boulevard de la Madeleine - 75009 Paris
Métro : Madeleine
Jusqu'au 10 mai 2009

Par sam - Publié dans : Mes references - Communauté : Chroniques du temps présent
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Dimanche 18 janvier 2009

Je l’ai vu tout de suite en rentrant dans le métro. Je l’ai vu tout de suite et j’ai vu qu’il lisait Choke de Chuck Palahniuk. J’ai vu comment il était concentré. Les yeux concentrés et le visage réactif. A chaque étonnement, amusement, révélation du livre qu’il comprenait, son visage exprimait quelques chose de différent. Ses pommettes, sa mâchoire changeait régulièrement de place. Ses poils de barbes semblaient changer de direction à chaque soubresaut du train. Il était complètement à son livre malgré la cohue et la chaleur qu’engendraient les voyageurs. Absorbé.

Tout à coup, comme pour se libérer de la tension. Il lève les yeux et regarde dans le vague. Il a un regard gris, des cils blancs. Ses cheveux courts ébouriffés laisse apparaître une fatigue, une grosse fatigue, face aux pulsions sexuelles du héros de ce bouquin. Là sur ses genoux.

Il prend une longue inspiration comme pour récupérer l’oxygène. Pour avoir des réserves, du souffles. Il scrute autour de lui cherche un peu de réalité un peu de pudeur. Il respire maintenant très lentement très profondément et retour dedans.

C’est un plongeon canard dans le livre. Il va là, dans les abîmes où il ne pourra plus respirer. Tranquillement, entre les lignes il va se faire déranger. C’est un jeune, c’est un garçon. Il est fasciné et surpris par tant de révélations charnelles. Il est dedans. Je le vois, je le sens.

   
à lire aussi
CHUCK PALAHNIUK A l'estomac. folio Policier.
 

Par sam - Publié dans : Mes references - Communauté : Chroniques du temps présent
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