Lors d'une discussion avec deux filles pompettes eloignées de leur mec respectif, et après les eternels discours qui ne m'eveillent aucun interêt nous en sommes venus au sexe et plus particulierement à la maniere de fantasmer.

Nous essayons de savoir ce qui se passe dans la tête des filles, dans la tête des garcons, ce qui les faisait mouiller, bander. Bref comment ca se passe dans on petit cerveau .

la conclusion parce qu'il n'y a que la conclusion qui compte dans ce genre de developpement est la suivante.

Le clivage est celui ci . les garcons est les filles ne se comprendront jamais pour cette raison.

les filles fantasmes sur un scenario qui va les amener au plaisir sexuel. elle font le film, imagine.

 

 il monte l'escalier sonne à la porte porte je lui ouvre. il a un T shirt blanc. NON NON Il monte l'escalier il a un T shirt rouge, je lui ouvre il me dis "bonsoir", il eteint sa cigarette... NON il a pas de cigarette. il pose sa main sur le compteur electrique . il dit oh la  la il a bobo. NON oh la la y'a beaucoup de travail pour vous... je vais en voir pour deux bonnes heures. etc etc.

 

ca me fatigue rien que de penser à ça.

les garçons eux pensent à une image qui ont certainement vu dans un porno. Ca les excite il s'imagine en train de faire pareil et pis c'est tout.

 

Woilà woilà.

bon je suis bien content d'être Pd et pas avoir à faire les scenario de ma meuf.

Et d'un autre coté tout ceci me parrait d'une pauvreté pleine et frustrante.

j'avais plutot l'impression que le plaisir etait dans la sensation, donner recevoir se souvenir...

mais c'est un autre sujet.

 

 

J'étais assis après une bière, dans un théâtre pour regarder une répétition, un spectacle.

Je n'avais pas compris que ce spectacle était des chansons. des chansons de Léo Férré. Comme d'habitude je n'avais rien écouté à ce qu'on me disait. Ou alors on ne m'a rien expliquer. Léo Férré, c'est beau c'est puissant, poétique. Une petite bonne femme qui chante, qui parle, qui cri, qui égraine les mots tout à tour, un par un, ces mots lourds et poétiques. Ils avancent, les mots, ils avancent.

La poésie, on n'est jamais ridicule quand on lit de la poésie. la poésie c'est l'art abouti, c'est l'aboutissement de l'art. C'est la fin, c'est ce qu'il y a de plus joli. Parce qu'on est pas obligé de le comprendre, parce que on est même pas obliger de l'écouter.

Alors, elle est là, devant son écran blanc, toute haute toute grande, toute pleine de ce spectacle, toute remplie d'émotion, toute grande et toute belle. et on écoute, on poête.

C'est juste une répétition, on applaudit pas.

 

 

M.J. / Léo Ferré

Jeudi 27 mai, à 21h, au Centre français de Berlin, Müllerstrasse 74. Metro Rehberg U6
en français, surtitrés en allemand

Mise en scène: Tatjana Pessoa
Avec: Aliette Gondouin et Benoit Piret

 

J'ai lu mon blog aujourd'hui . J'ai trouvé ça mal mal.

J'ai commencé y'a 5 ans... putain ca fait tout drole.

Je vais continuer.

ouais ouais , je vais continuer. aller jusqu'à 10 ans.

 

Un petit mal de gorge à peine prononcé, un afrontement avec le caissier du supermarché, que je deteste, un compte en banque à Zéro, une petite fatigue, se dire, qu'on se lève le lendemain à 7 heures, une perceuse electrique, la mauvaise haleine de son chéri et un frigo vide. c'est fou comme tout ces petits details qui viennent à vous d'un seul coup vous mine le moral. 
je vais me coucher.

Je suis allé voir le film de Sacha Baron Cohen, Brüno, un délire, un coup de fatigue de la curiosité.

C'est l'histoire d'un homosexuel extravagant quarantenaire, présentateur d'une émission de mode en Autriche qui part, suite à une déception professionnel à Los Angeles pour trouver la célébrité internationale.

Il nous explique sa vie ses pratiques professionnelles et sexuelles et le chemin qui suit pour arriver à la gloire.

On assiste donc à une série de séquences, très délirantes ou il explique à la camera comment avec l'aide de son assistant lutz il arrive à ses fins. Il fait des interviews, tente des coups pour faire parler de lui en essayant de tourner un film porno avec un vieux député ou en adoptant son « gayby », comme Madonna, par exemple.

J'ai du mal à réaliser que certaine séance ne soit pas tournée à chaud, en direct, façon reportage « strep tease ». notament la derniere scène sur le Ring ou la réaction du public est tellement réaliste.

C'est très décalé. Il manie sans gène tous les tabous possibles et imaginables. Il met tout sur la table et compose avec. C'est de la provocation pure et dure. Ce qui m'a fait du bien c'est l'emploi à tour de bras de références sexuelles, d'images sexuelles comme chacun de nous peut les vivre au quotidien. Il n'y a pas le filtre de l'autocensure des chaines de TV. On n'est sur une génération ouverte ou tout est accessible.

Le plus formidable est encore la tête des mecs qui sortent de la salle de ciné.

Vous allez détester...

 

 

J’écoute Peter Brook qui parle. Il parle de théâtre, de Shakespeare, du silence, du spectateur après la révélation des mots de l’acteur. J’écoute, je suis attentif. Il explique et développe les sonnets de Shakespeare, sa rencontre avec Becket, ce qu’il ressent en voyant une représentation de « oh les beaux jours » à New York, puis la même à Paris. Tout ce qui compte, ce sont des petits moments ressentis, des moments simples, des petits moments importants éphémères.

Elle dit, celle qui l'interroge, elle dit, merci infiniment, comme on dit sur France Inter. Elle lance des disques, de la musique de jeunes filles sensibles qui crie doucement une mélodie plaintive dans un micro. Avec des violons, des petits bruits de bouche, du silence.

Lui, il parle. Il répond à toutes les questions, lentement en prenant le temps qu’il a besoin pour expliquer chaque détail des arguments de sa réponse. Pourtant elle a l’air simple sa réponse. Elle parait indomptable, mature, nécessaire.

Pendant tout ce temps, ce long temps de l’entretien, j’entends un petit bruit récurrent, qui revient et revient toujours. Comme si Peter Brook jouait avec une bague ou un bracelet en le faisant cogner doucement sur la table de la radio. J’imagine une grande table, large et longue sur laquelle il n’y a que les mains de Peter Brook et de Laure Adler. C’est deux mains qui essaient de se comprendre. Et quelque chose trahit le stress une impatience, une excitation.

Je n’entends plus que ce petit cliquetis.

Dans le Silence.

 

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