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Samedi 18 août 2007

Mon rêve à moi serait de me faire masser les doigts de pieds par une carpe cendrée, une nuit de pleine lune en descendant les chutes du Niagara chauffées à 35° pour l’occasion..

Le rêve de pas mal de gens, de fille notamment c’est de se marier. C’est le grand jour, le jour du mariage ou enfin elles vont pouvoir être heureuses et puis avoir du bonheur. Elle le rêve tellement qu’elles finissent par le vivre.

Elles veulent quelque chose d’unique de personnel, de grandiose. En vérité, ce rêve c’est un rêve partagé. Elles veulent juste avoir pour elle ce que les autres ont eu. Répéter les petits rituels, qu’on fasse ça pour elle. Et pour elle seulement. Ca n’a rien d’original. Elles imaginent ce qui va se passer. Ca se passe plus ou moins bien.

Tout le monde joue le jeu tout le monde joue à être ce qu’il doit être. Chacun rentre dans son rôle. Celui de mari, de parents, de frère, d’enfants qui jouent, de tonton bourré, de papy déconneur, dragueur. Et la mariée, elle, qui vit son rêve rentre dans le rôle de marié, elle fait des sourires sur les photos. Elle est fière. Elle est en train de vivre son rêve. Elle rentre dans la norme sociale. Elle se rassure. Elle fait comme tout le monde. Enfin elle y a droit elle aussi. Elle a tout fait pour cela depuis qu’elle est petite fille.

Depuis qu’elle est petite fille, elle attend ce jour de pouvoir mettre une belle robe affreuse avec laquelle elle ne peut pas bouger, elle attend de pouvoir embrasser son mari dans une église devant un parterre de témoin qui arbore un air ravi et débile, à la fois. Depuis qu’elle sait qu’elle a un rêve à vivre elle attend et va presque s’impatienter !

Elle veut vivre son rêve faire comme les autres.

Je méprise les rituels, je méprise la répétition, je méprise les rêve collectifs.

Antisocial unissons-nous !

par sam publié dans : Sexandthecityaparis
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Jeudi 16 août 2007

Quand un couple de PD, rencontre un autre couple de PD, Qu’est ce qu’ils se racontent ?

Des histoires de PD. Bien sur.

L’ambiance est sur des oeufs. Il faut vite briser l’atmosphère. Non, il y aura personne d’autre nous sommes que quatre dans cette pièce à partager les chips, le porto et les futurs petits mets qui vont suivre.

Pas un trou dans la conversation et on parle au moins dix minutes de cul toutes les demi-heures. C’est net et précis. Pas de situation embarrassantes à trouver. La conversation tourne autour de grands classiques (cinoch, musique, les vélibs, les cafés…) mais aussi autour des boites à cul et du nouveau bar en bas de chez nous.

Qu’est ce qu’on fait alors on baise ? Non on ne baise pas on ne se connaît pas assez … Ou alors on se connaît trop.

On est certainement amener à se revoir. Mais on passe une bonne soirée. La prochaine on jouera au Strip Poker.

par sam publié dans : Sexandthecityaparis
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Lundi 13 août 2007

Sébastien est le garçon le beau beau que j'ai jamais rencontré , c'était y a longtemps, on fondait à chaque fois qu'on le croisait dans la rue.

On l'appelait la 8ème merveille du monde.

Croise cette photo sébastien et donne des nouvelles de toi.

 

par sam publié dans : Sexandthecityaparis
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Dimanche 12 août 2007

Je suis allé encore une fois à la découverte d’artiste d’aujourd’hui qui font des choses eux.

Pas comme moi. Qui font autre chose que de se branler devant un ordinateur (merci Titus), qui font autre chose que de jouer pendant des heures à FFXII, qui font autre chose que d’aller à la piscine, que de boire des bières, que de lire pour la 3ème fois un roman de Palahniuk.

Rendez-vous donc au centre culturel canadien. J’adore le Canada, je déteste tous mes amis, ou anciens amants qui m’ont piqué mon rêve d’aller s’installer la bas. Il s’appelle Edward Burtynsky. Il se ballade avec son appareil photo dans des lieux industriels et cadre, construit des photos remarquables tant dans leur composition que dans leur couleur. C’est sensible. On ressent vraiment toute une palette de sentiments en regardant ces grands formats.

En plus ce mec parle, il est à l’aise il utilise la vidéo et son pouvoir d’artiste pour dénoncer, expliquer, informer, montrer.

Rahh ou trouve t’il leur déclic pour créer ?

par sam publié dans : Mes references
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Dimanche 5 août 2007

Je passe à mon Franprix préféré et là quelque chose de bizarre me saute au yeux.

Le charcutier, le boucher, ressemble à Svend la sueur. Alors regardez moi la bande annonce de ce film danois.

Tout ce que j’aime.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18374325&cfilm=57423.html

 

 

par sam publié dans : Sexandthecityaparis
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Vendredi 3 août 2007

Je rentre dans la pharmacie. Devant moi se tiens un gosse 5 ans. Il a l’air un peu débile. Il a la gueule complètement barbouillée de diverses substances liées à son heureuse enfance : Nutella en quantité scandaleuse en ce début d’après midi, du feutre bleu, violet, rouge et vert, des sortes résidus de pain, de la morve séchée. Il me regarde fixement avec un sourire béa. Je porte un jean noir et un t-shirt ramené d’Espagne par mon chéri en avril dernier.

Un T.shirt fun ! Un T. Shirt que je n’aurais jamais porté si une longue réflexion préalable eut pour conclusion une autre que celle-ci : Je suis trop vieux pour porter ce genre de Tshirt avec un héros de dessins animés des années 80 dessus mais je suis un artiste et finalement je peux me le permettre. En plus, je vous emmerde.

Je regarde le chiard. J’imagine quel supplice je vais pouvoir lui faire. Une baffe dans la gueule ne sera certainement pas suffisant à calmer sa fixette et à l’obliger à retourner jouer à « touche-moi là » avec son copain. J’opte pour des coups de couteaux à travers les joues histoire d’ajouter du sang à ce magma qui lui servait de barbe.

Et j’entends une petite voix de sa bouche, un petit filet, presque gentil. Ce gamin me regarde avec l’admiration intact qu’avait un Brian Hugh Warner de Cinq un devant Robert Smith de vingt ans. L’admiration d’une jeune pucelle devant Damien Sargue, ou Damien Saez, ou Damien Rice. Il pleure presque d’admiration, d’émotion.

Et j’entend « c’est Scoobidoo » Il m’aime. Je réponds « oui, c’est Scoobidoo » Je tourne les talons et je me casse. Quelle Vie !

par sam publié dans : Sexandthecityaparis
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Jeudi 2 août 2007

Quand j’étais en cinquième, jeune élève traumatisé par mon professeur d’allemand, d’anglais et d’Histoire Géographie. Médiocre en Math et en Sport. Pas très heureux en général quand à ma réussite scolaire. Un cours me ravissait au plus haut point : le cours de dessin animé par une veille chouette le jeudi de 10h. à 12h. Ce cours était une parenthèse de liberté dans l’organisation militaire du Directeur du collège M. Fuin (ça ne s’invente pas). Aujourd’hui je trouve qu’il avait l’air de ressembler à Mitterrand. Rien de très excitant hier comme aujourd’hui. Ce cours de dessin était donc destiné, je pense, à nous faire aborder différentes techniques graphiques tout au long de l’année et à mettre en pratique nos petits doigts agités d’élèves du secondaire. On ne cherchait surtout pas à faire de nous des artistes, on cherchait juste à supprimer des cerveaux des éducateurs la mauvaise conscience qu’aucune place est accordée à l’art à l’école.

Nous abordions donc des cases façon Mondrian, des cheveux à la plume d’encre accrochés à un crane façon Sinead O’Connor, des illustrations des scènes historiques, des copies de tableaux célèbres, des essais de paysages à l’aquarelles, du gribouillages à la craie grasse et aux crayons hb hhhbbb, hbbbbbbbbb, hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhb.

Les collégiens jouissaient pendant ces deux heures d’une fenêtre de liberté. Un joyeux bordel contenu régnait dans la classe. Les batailles d’eau auprès du lavabo du fond étaient légion. Bref s’était l’éclate.

Nos œuvres artistiques étaient noté. Voilà la plus grande stupidité de l’éducation nationale. On donne une note aux cheveux de Sinead !!! Les dessins qui avaient la note 16 ou plus pouvaient être accrochés au Wall Of Fame au fond de la classe. Un seul de mes dessins a été exposé à la vue de mes petits camarades. Une illustration d’un poème de Prévert que vous avez la joie de lire ci dessous.

Je m’étais cassé le cul pour faire ce dessin. Je trouvais que ce poème exprimait pleinement la souffrance de l’escargot. Dans la campagne ou j’habitais un escargot était soit écrasé soit mangé avec du persil et du beurre. Moi je trouvais fun et Goth des escargots qui, dans un Dress Code à la Cure, allaient à Paname pour picoler. Des escargots qui chantent complètement bourrés.

C’est cooooooooooooooooool !! vive la poésie.

par sam publié dans : Mes references
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