Ségur, la comtesse, celle qui s’ennuie, dans sa bourgeoisie écrit des petits livres, des contes pour enfants.
Il était une fois une petite fille qui n’avait qu’un bras. Elle n’avait qu’un bras parce qu’il s ‘était passé un accident quand elle avait 8 mois. Son père, pour s’amuser avec elle, lui a serré la main, comme on sert la main d’une grande personne pour lui dire bonjour, pour la saluer. Il lui a serré la main et il a procédé à un shake-hand comme les anglais. Vous savez bien : pendant 2 à 3 minutes on
se sert la main. Ca la faisait bien rigoler la petite fille.
Ca la faisait bien rire et puis tout à coups ses rires se sont transformés en pleurs parce que son papa a secoué un peu trop fort et l’articulation s’est décroché. Ca faisait mal. Le médecin a dit qu’il fallait réparer , plâtrer et puis attendre. Mais son bras il n’a jamais rebouger. Quelque chose était cassé, le bras étais mort et on a du lui couper le bras proprement. Il parait que le chirurgien à pleurer après l’opération. Amputer un bébé ça doit faire drôle. Le papa, il ne s’en est jamais remis. Il est rentré dans lui même, dans une dépression après l’enterrement du bras dans le jardin. Le bras est enterré dans le jardin dans une boite en fer à coté du cerisier qui donne des cerises aigres qu’on mange sur les tartes au mois de juin. Un jour la petite fille deviendra une adolescente révoltée. Elle cherchera à comprendre. Un jour elle creusera la terre du jardin avec son bras pour retrouver la boite pour voir pour comprendre.
Si la Comtesse de Ségur avait écrit ça, elle aurait été brûlée vive dans une combinaison étanche pleine de souris affamées.
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C’est un genre bien particulier que le cirque, on ne peux pas dire que ce soit la modernité qui transpire du spectacle. En revanche on aurait aimé voir transpirer des petits corps d’athlètes surentraînés plein de testostérones et de protéines. On aurait aimé de grosses explosions au lieu de petit feu follet. On aurait aimé que les baladins nous balancent des émotions avec qui fassent chavirer notre libido. A la place de tout cela, on retrouve des clowns pathétiques, lyriques et poétiques, qui interprètent une fois de plus « les feuilles mortes » et la « vie en rose » en se blanchissant le fond de l’œil et en faisant l’équilibriste sur un bout de poutre. On voit des écuyères aux grosses fesses refaire une nouvelle fois un saut sur un cheval au galop (ouh il va vite le cheval il va se cogner dans la margelle qui entoure la piste.) On voit des petits mecs faire des sauts périlleux sur des poutres, des planches, des vélos, des trampolines, des bouts de bois, des mats, des chevaux, des épaules. Je préfère les concours de plongeons , au moins les mecs ils sont à poils. On voit qu’il y a beaucoup de techniques de matériels, de planches de câbles, de décors, de tambours, de violons ( je déteste le violon). Tout ça pour sauter dans le cerceau. 

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