Quand je rentre du travail, plusieurs solutions s’offrent à moi. La première consiste à marcher une dizaine de minutes pour rejoindre une station de Métro. Cette marche est particulière difficile car le trajet est en côte tout le long. D’abord une petite montée puis une grande. Et enfin un faux plat.

La deuxième consiste à prendre un Vélib’. Il faut alors jauger le vent, sa capacité à résister au froid pour traverser le pont de l’alma, et enfin la possibilité de concentration pour arriver vivant et ne pas en chemin se faire renverser par un bus ou se prendre une mamie et son caddie panthère qui renvient du marcher.

Une autre voie est de ne pas rentrer au doux foyer mais de partir à l’aventure de Paris, visiter, faire des courses, franchir des avenues, rencontrer les autres, se cultiver.

Enfin je peux subir la chaleur d’un bus qui se fait attendre (les bus se font toujours attendre, c’est comme les patrons et le remboursement des frais dentaires par la mutuelle)

Jusqu’à présente je n’ai pas encore imaginé comme quand je rentrait de l’école primaire un télé transporteur qui me desatomiserait pour me retrouver au point souhaité. Ni un tapis roulant géant qui viendrait ferait le chemin à ma place. Il suffit alors de monter dessus sur le trottoir  et de se laisser guider jusqu’à la place.

Avec un peu de drogue on pourrait imaginer cela amusant.

En 1900, lors e l’exposition universelle on avait pourtant réaliser cela. La rue de l’avenir permettait de se laisser aller à la promenade sans marcher.




Trios vitesse de promenade qui permettait sur 350 mètres de parcourir sans se fatigue la distance entre  l'esplanade des Invalides et le champs Champ de Mars 

A  ce propos je cherche le trajet exact de ce parcours sur un plan. Écrivez-moi.


Je connaissais le fil à couper le beurre, les coups de fil mais une nouvelle idée se repends à travers les rue de Paris, et augmente de jours en jours plus vite que les nouveaux chômeurs qui pointent leur nez au ASSEDIC.

Alors le voici, le voila : le billet coupe-file.

Le principe et simple on achète un billet, pour visiter une exposition par exemple, plus cher avec « le plus produit » coupe-file. Ce billet vous permet de ne pas faire la queue en cas d’affluence mais d’accéder directement à l’expo désiré sans attendre dans le froid, sans piétiner, sans patienter.

Ca a l’air cool comme de pas attendre… de payer quelques euros en plus pour ne pas attendre.

La première comparaison qui me vient à l’esprit et ce sentiment qu’on éprouve lorsque fier d’avoir trouvé une place pas chère pour aller voir Madonna au stade de France, on se retrouve très loin de la scène, loin de tout, derrière un pilier, tellement sur le coté qu’on ne voit plus la scène. Là, à ce moment la on regrette de n’avoir pas pris une place un peu plus cher pour être devant là, devant la scène, tout près. Allez ! c’est vrai c’est plus cher mais ca les vaut. Non ? Combien ils ont payé ceux là ?  la devant, ceux qui passent un bon moment qui voient tout ce qui se passe.  Il fallait claquer des euros au bon moment.

Je me retrouve là dans la file d’attente à regarder les bourgeois couper la file avec leur billet coupe-file. Et je me dis si j’avais payé 3 euros en plus. Je serais la à leur place mais non j’ai choisi la solution du commun de mortel. Alors je fais la queue. Parce que bourgeois et rien d’autres, infâme bourgeois qui profite de leur pouvoir d’achat pour nous narguer et craner et même ne pas jeter un regard sur la file et les pauvres crétin qui n’ont pas les moyens de se payer le coupe-file.

C’est injuste. C’est injuste parce que quand on est riche on a la vie belle. Et chaque jour des gens imagine des moyens pour les riches d’avoir la vie encore plus facile et encore plus cool. C’est injuste car cette invention augmente encore la division entre les riches et les pauvres et c’est encore un pas certain vers la révolution. La vrai celle où on leur coupe la tête.

Ce que j’imagine c’est qu’il y ait tellement de candidats aux tickets coupe-file qu’on soit obligé de créer une queue d’attente pour les « coupes-file ». Ainsi il attendrait comme les autres mais pas dans la même file. Mais alors une jeune stagiaire du marketing de la FNAC soumettra l’idée de billet VIPcoupe-file pour ne pas faire la queue coupe file.

En entrant dans cette salle sombre et étroite ma toute première respiration fut pour l’odeur ambiante. J’avais idée en allant reluquer des hommes écorchés, qu’une une vague odeur de cadavre allait se dégager de l’air ambiant. Il n’en n’était rien ça sentait la poussière, éventuellement, la sueur, les pieds. 

Il s’agit d’observer chaque organe humain disséqué, écartelé et décousu dans tous les sens, par devant par derrière.  Bien sur il y des panneaux, didactiques et argumentés qui nous renseignent de ce qu’on doit voir et par la même de ce que cela n’est pas. Ainsi, est déshabillé un estomac, une vessie, une rotule ou même un poumon de fumeur. Le corps est maltraité dans tout les sens. Les tendons sont décortiqués, les muscles pelés, nettoyés et exposés, la peau est arrachées puis repasser et disposées sous une table de verre. Les jambes, le tronc les bras, la tête sont coupes en fines lamelles, comme un vulgaire jambon blanc.

Et on visite l’intérieur systématiquement,  méthodiquement, avec application et sans pudeur, aucune.

Malgré le dégout permanent et la sensation d’inquiétante étrangeté qui se dégage, le public se presse, se bouscule s’enhardit de curiosité, stagne parfois devant une vitrine ou autour d’un écorché érigé dans une pose originale ou saugrenu. Ainsi pour mieux observer le système neveux central et plus précisément les ligaments dits de « la queue de cheval » situés en bas des reins, l’écorché est assis penché en avant sur une table d’échec, l’air concentré, les mains soutenant le visage, le dos courbé, les jambes légèrement écartées, les fesses installée sur une chaise de circonstance. Le jeu est d’aller en face, faire l’adversaire.

 On s’instruit on se renseigne, on comprend on cherche la petite bête, on essaye de se souvenir des planches anatomiques du collège. C’est très scolaire.

Ce qu’il faut dire, ce qui est le plus important, ce qui est polémique, ce qui ne peut pas être ignoré, ce que l’on ne peut pas oublier tout au long de la visite : c’est que tous ces organes, tous ces corps sont vrais. C’est des cadavres. Certes momifiés, gélifiés, plastifiés à grands recours de techniques modernes et incroyables, mais cadavres tout de même. Et il y en a des dizaines. On pourrait presque les identifier quelques fois. Ils sont gardés en presque état de fonctionner. Il parait, qu’ils viennent d’Asie. Qu’il n’y a que des corps cédés à la science. Pour son bon usage et pour le progrès et l’éclaircissement   des sciences anatomiques.

Alors Bouge bouge, ton anatomie. Et va voir ton anatomie.

http://www.fedbac.tv/film-8275.html

OUR BODY 

ESPACE 12 MADELEINE

 

12, boulevard de la Madeleine - 75009 Paris
Métro : Madeleine
Jusqu'au 10 mai 2009

Je l’ai vu tout de suite en rentrant dans le métro. Je l’ai vu tout de suite et j’ai vu qu’il lisait Choke de Chuck Palahniuk. J’ai vu comment il était concentré. Les yeux concentrés et le visage réactif. A chaque étonnement, amusement, révélation du livre qu’il comprenait, son visage exprimait quelques chose de différent. Ses pommettes, sa mâchoire changeait régulièrement de place. Ses poils de barbes semblaient changer de direction à chaque soubresaut du train. Il était complètement à son livre malgré la cohue et la chaleur qu’engendraient les voyageurs. Absorbé.

Tout à coup, comme pour se libérer de la tension. Il lève les yeux et regarde dans le vague. Il a un regard gris, des cils blancs. Ses cheveux courts ébouriffés laisse apparaître une fatigue, une grosse fatigue, face aux pulsions sexuelles du héros de ce bouquin. Là sur ses genoux.

Il prend une longue inspiration comme pour récupérer l’oxygène. Pour avoir des réserves, du souffles. Il scrute autour de lui cherche un peu de réalité un peu de pudeur. Il respire maintenant très lentement très profondément et retour dedans.

C’est un plongeon canard dans le livre. Il va là, dans les abîmes où il ne pourra plus respirer. Tranquillement, entre les lignes il va se faire déranger. C’est un jeune, c’est un garçon. Il est fasciné et surpris par tant de révélations charnelles. Il est dedans. Je le vois, je le sens.

   
à lire aussi
CHUCK PALAHNIUK A l'estomac. folio Policier.
 

il a des réferences, des references qu'on ne peut jamais oublier.
Je joue régulierement avec mon chat à mio mao.
bravo à ceux qui ont crée ceci


Très souvent, lorsque je passe dans ma rue, pas loin de ma porte d'entrée, je croise ma voisine d'en face.
C'est une petite fille de 9 ans ou presque un peu ronde, un peu gentille.
Elle me dit bonjour comme si elle me connaissait.
Elle me dit bonjour comme si nous un rapport simple et logique de voisin.
Mais je ne la connait pas. J'ai juste vu qu'elle habitait en face.
il m'est venu une idée. Elle me dit bonjour comme ça, parce que elle, elle me connait bien .
Elle m'observe. Elle me regarde quand je passe tout nu devant la fenetre, en sortant de la douche. Elle me regarde quand je change la caisse du chat. Elle me regarde quand je me branle devant un porno, elle me regarde quand je baise.
Cette fille est une perverse. Comme tous les enfants.
Elle elle me dit bonjour, avec des yeux à l'instar de la patite fille de l'exorciste.
Elle passe ses journée planquée derriere le rideau du salon et cherche mes attentats à la pudeur. Elle me deteste elle va me denoncer au flic.
Au secours.
 

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