Un jeune propriétaire protestant me l’a dit récemment dans une discussion tard dans le métro :
« Je déteste tout le monde, je n’arrive pas à trouver un bon souvenir dans mon passé récent, avec ceux que j’ai rencontré » .
C’est une évidence pas une révélation. Oui, oui, mais ne le sont ils pas détestable.
Malgré une longue psychanalyse, je n’arrive toujours pas à aimer mes parents, même pris séparément. Je déteste tous ceux qui font la fête qui sorte, qui rient, qui s’amusent qui sont en générale content de sortir. Je déteste les mères avec leurs enfants insupportables. Je déteste les pères qui cherchent des micros ondes pour leurs biberons de leurs chiards. Je déteste les hommes qui jouent aux garçons qui se tape dans le dos qui font des remarques salaces sur les femmes qui passent. Je déteste les conducteurs de métro. Je déteste les vieux qui préfèrent faire chier plutôt que de nous raconter leurs savoirs et la sagesse des actions passées.
Je déteste mon frère alcoolique, je déteste ma sœur étudiante, je déteste ma voisine qui sort sur le palier avec ses chaussons brodés de chats roses et bleus. Je déteste les gens avec qui je travaille qui se foute de tout, qui s’en foutent jusqu’au dernier point de ce que tu leur dis. Qui s’en branle comme c’est pas permis !
Je déteste qu’on arrive en retard à un rendez-vous. Je déteste le PD qui font les PD et qui parlent de leur Pacs et du don du sang. Je déteste tous les animateurs télés, tous les chanteurs ( à part Dalida). Je déteste les employés administratifs. Les connes hystériques anorexiques qui essaye de te piquer ta place dans la queue de la caisse du Monoprix. Je déteste.
Ouais, trouvez-moi une personne admirable et respectable autour de vous, que peut-être je ne pourrai pas haïr.
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