Bon, je ne voulais pas le faire mais je le fais quand même parce que c’est important par ce que il y a des élections bientôt. Et en plus, j’ai une tribune avec des lecteurs un peu, alors profite, profite.
Le Pen ne gagnera pas les élections présidentielles parce que il y a une personne sur 4 que tu croises dans la rue qui est prête à mettre ce bulletin dans l’urne. C’est pas assez pour gagner. Mais c’est vraiment trop.
Je vais faire une chronique sur la lutte. La lutte contre le racisme, la violence envers les femmes, l’homophobie, la haine. La lutte pour la reconnaissance des compétences et des cultures de chacun. La lutte pour l ‘écoute.
Quand j’étais étudiant, diant diant, j’étais au Scalp. J’apprenais à combattre les idées fascistes. J’apprenais à écouter à déconstruire à analyser un discours politique. Pour combattre et convaincre un à un les électeurs d’extrême droite. Je prenais des cours pour cela, je passais de longues heures à me faire expliquer, à lire des théories politiques, à comprendre mon ennemi pour enfin le convaincre du fait qu’il était de le coté obscur. Quand j’étais étudiant c’était déjà grave, Le Pen faisait 5% aux élections présidentielles et les gens crachaient devant le chemin de Gollnisch.
J’ai cru le 22 avril 2002, en me réveillant que les démocrates de notre pays avait enfin compris qu’il fallait commencer à dire à expliquer à convaincre à devenir pédagogue.
J’ai cru que la politique allait enfin devenir ce qu’elle est vraiment : défendre des idées pour vivre ensemble et argumenter sans cesse ses propositions ses choix de vie contre les autres.
J’ai cru que le discours politique allait devenir responsable. Qu’il allait éclairer, rendre l’homme bon.
Et bien non il ne pense qu’à leur gueule et à leur futur mandat.
J’ai visité un camp de concentration il y a 15 ans, en y pensant, je pleure encore.
Ça va revenir. Je suis PD, je vais mourir le premier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/SCALP



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