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Dimanche 20 avril 2008

    Il faut s'arrêter, regarder et considérer la chose, l'objet. On fait un dessin, une gravure, une photo, une sculpture en plâtre et en bronze, puis on considère . On peut lui enlever un bras, si on en a pas besoin, pourquoi s'encombrer de ce qu'on a pas besoin.

    Il faut mettre en objet les évènements traumatiques vécus. Le chat mort, la violence du père, le silence du frère, la maîtresse. Il faut les objectiver comme une obsession jusqu'à ce l'angoisse disparaisse d'elle même.

    Egalement s'intéresser aux maladies nerveuses, pas mentales, nerveuses. Les nerfs, le réseau.

considérer, aller jusqu'au bout, jusqu'à l'épuisement.

par sam publié dans : Mes references
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Dimanche 12 août 2007

Je suis allé encore une fois à la découverte d’artiste d’aujourd’hui qui font des choses eux.

Pas comme moi. Qui font autre chose que de se branler devant un ordinateur (merci Titus), qui font autre chose que de jouer pendant des heures à FFXII, qui font autre chose que d’aller à la piscine, que de boire des bières, que de lire pour la 3ème fois un roman de Palahniuk.

Rendez-vous donc au centre culturel canadien. J’adore le Canada, je déteste tous mes amis, ou anciens amants qui m’ont piqué mon rêve d’aller s’installer la bas. Il s’appelle Edward Burtynsky. Il se ballade avec son appareil photo dans des lieux industriels et cadre, construit des photos remarquables tant dans leur composition que dans leur couleur. C’est sensible. On ressent vraiment toute une palette de sentiments en regardant ces grands formats.

En plus ce mec parle, il est à l’aise il utilise la vidéo et son pouvoir d’artiste pour dénoncer, expliquer, informer, montrer.

Rahh ou trouve t’il leur déclic pour créer ?

par sam publié dans : Mes references
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Jeudi 2 août 2007

Quand j’étais en cinquième, jeune élève traumatisé par mon professeur d’allemand, d’anglais et d’Histoire Géographie. Médiocre en Math et en Sport. Pas très heureux en général quand à ma réussite scolaire. Un cours me ravissait au plus haut point : le cours de dessin animé par une veille chouette le jeudi de 10h. à 12h. Ce cours était une parenthèse de liberté dans l’organisation militaire du Directeur du collège M. Fuin (ça ne s’invente pas). Aujourd’hui je trouve qu’il avait l’air de ressembler à Mitterrand. Rien de très excitant hier comme aujourd’hui. Ce cours de dessin était donc destiné, je pense, à nous faire aborder différentes techniques graphiques tout au long de l’année et à mettre en pratique nos petits doigts agités d’élèves du secondaire. On ne cherchait surtout pas à faire de nous des artistes, on cherchait juste à supprimer des cerveaux des éducateurs la mauvaise conscience qu’aucune place est accordée à l’art à l’école.

Nous abordions donc des cases façon Mondrian, des cheveux à la plume d’encre accrochés à un crane façon Sinead O’Connor, des illustrations des scènes historiques, des copies de tableaux célèbres, des essais de paysages à l’aquarelles, du gribouillages à la craie grasse et aux crayons hb hhhbbb, hbbbbbbbbb, hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhb.

Les collégiens jouissaient pendant ces deux heures d’une fenêtre de liberté. Un joyeux bordel contenu régnait dans la classe. Les batailles d’eau auprès du lavabo du fond étaient légion. Bref s’était l’éclate.

Nos œuvres artistiques étaient noté. Voilà la plus grande stupidité de l’éducation nationale. On donne une note aux cheveux de Sinead !!! Les dessins qui avaient la note 16 ou plus pouvaient être accrochés au Wall Of Fame au fond de la classe. Un seul de mes dessins a été exposé à la vue de mes petits camarades. Une illustration d’un poème de Prévert que vous avez la joie de lire ci dessous.

Je m’étais cassé le cul pour faire ce dessin. Je trouvais que ce poème exprimait pleinement la souffrance de l’escargot. Dans la campagne ou j’habitais un escargot était soit écrasé soit mangé avec du persil et du beurre. Moi je trouvais fun et Goth des escargots qui, dans un Dress Code à la Cure, allaient à Paname pour picoler. Des escargots qui chantent complètement bourrés.

C’est cooooooooooooooooool !! vive la poésie.

par sam publié dans : Mes references
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Mercredi 1 août 2007

A l'enterrement d'une feuille morte Deux escargots s'en vont

Ils ont la coquille noire Du crêpe autour des cornes

Ils s'en vont dans le soir Un très beau soir d'automne

 

Hélas quand ils arrivent C'est déjà le printemps

Les feuilles qui étaient mortes Sont toutes réssucitées

Et les deux escargots Sont très désappointés

Mais voila le soleil Le soleil qui leur dit

Prenez prenez la peine La peine de vous asseoir

Prenez un verre de bière Si le coeur vous en dit

Prenez si ça vous plaît L'autocar pour Paris

Il partira ce soir Vous verrez du pays

 

Mais ne prenez pas le deuil C'est moi qui vous le dit

Ça noircit le blanc de l'oeil Et puis ça enlaidit

Les histoires de cercueils C'est triste et pas joli

Reprenez vous couleurs Les couleurs de la vie

 

Alors toutes les bêtes Les arbres et les plantes

Se mettent a chanter A chanter a tue-tête

La vrai chanson vivante La chanson de l'été

Et tout le monde de boire Tout le monde de trinquer

C'est un très joli soir Un joli soir d'été

 

Et les deux escargots S'en retournent chez eux

Ils s'en vont très émus Ils s'en vont très heureux

Comme ils ont beaucoup bu Ils titubent un petit peu

Mais la haut dans le ciel La lune veille sur eux.

 

Jacques Prévert

par sam publié dans : Mes references
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Mardi 31 juillet 2007
Ouais rien que pour ça je suis content de ne pas être ni de la génération de mes parents et ni de celle de Tokyo Hôtel
par sam publié dans : Mes references
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Lundi 30 juillet 2007

Aujourd’hui deux billets parce que se réveiller en pleurant c’est dur.

Il disait « Pour faire du théâtre il faut se mettre sur la scène et voir ce qui se passe. »

Ouais.

Salut Michel. C’est si dur de faire rire.

par sam publié dans : Mes references
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Lundi 23 juillet 2007

Allez arrêter de faire la gueule.. Regarder ça

 

par sam publié dans : Mes references
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